5 : Les Cnidaires
Table des matières de ce fascicule
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Introduction
En Zélande, à défaut de coraux, nous rencontrons deux types de cnidaires. En pleine eau, nous croisons des méduses dérivantes. Sur les fonds, nous découvrons plusieurs espèces d’anémones de mer sédentaires et des petits hydraires []. Chacun de ces groupes a évolué pour s’adapter à des habitats et des modes de vie spécifiques.

Méduse (Aurelia aurita)
photographiée de nuit à Geersdijk

Anémone de mer (Actinia equina)
photographiée de nuit à Oesterdam
Mais tous ont gardé une architecture commune : leur corps se présente comme un simple sac entourant une cavité gastrique qui s’ouvre vers l’extérieur par un pore unique qui a fonction de bouche et d’anus, entouré de tentacules. Les formes fixées comme les anémones de mer et les hydraires s’ouvrent vers le haut, les formes libres et mobiles comme les méduses s’ouvrent vers le bas.
La caractéristique commune la plus remarquable des cnidaires est la présence dans leurs tissus de cnidocytes. Ce sont des cellules urticantes [] redoutables qui leur permettent de capturer des proies et de se défendre.

Source : d’après Guide de la Faune et Flore sous-marines de Zélande, R. Sheridan et C. Massin, Commission scientifique Lifras, 1998
Le fonctionnement des cnidocytes
Un cnidocyte est une cellule complète avec un noyau et un cytoplasme []. Cette cellule contient une capsule, le cnidocyste.
Le cnidocyste est fermé par un opercule et il contient un long filament muni d’épines enroulé autour d’un tube lance-torpille rétracté vers l’intérieur et dont l’extrémité ressemble à un harpon.
Les cnidocytes sont chargés de la défense du cnidaire et de la capture des proies.

Un cnidocyte avant et après le contact avec une proie.
(D’après https://www.auxbulles.com/decouverte-biologie-cnidaires.html)
Lorsqu’un organisme entre en contact avec les tentacules d’un cnidaire, le cnidocil (un déclencheur ressemblant à un cheveu) est stimulé. Cela provoque l’ouverture de l’opercule qui ferme le cnidocyste. Celui-ci se déploie alors rapidement, libérant un harpon avec des épines piquantes. Ce harpon s’accroche à la victime et lui injecte un liquide toxique. Les tentacules déplacent ensuite la proie vers la bouche pour la dévorer.
La reproduction des cnidaires
Les modes de reproduction des cnidaires se révèlent très complexes. Ainsi, les hydrozoaires alternent au cours d’un même cycle de reproduction une forme fixée asexuée (le polype) et une forme sexuée planctonique (la méduse).

Les anémones
Nom scientifique :
Actinia equina
Taille :
En général entre 5 et 10 cm de diamètre.
Couleur :
Le plus souvent rose, violet ou rouge vif mais la couleur varie du brun clair au vert olive selon les saisons et la luminosité.
Fixée au rocher par sa base, souvent à la face inférieure des pierres ou dans les anfractuosités, dans la zone de balancement des marées et dans les tout premiers mètres de profondeur.


Critères de reconnaissance :
Le pied cylindrique est mou, de 5 à 7 cm de diamètre et peut atteindre 7 cm de hauteur. Il porte environ 200 tentacules courts, creux et entièrement rétractiles, disposés en 6 rangées concentriques.
Lorsqu’elle se sent menacée ou lorsque la marée la découvre, la tomate de mer rétracte son corps et ses tentacules en une boule compacte d’un rouge plus ou moins prononcé, ce qui lui vaut son nom de « tomate de mer ».
Le contact de l’anémone de mer avec l’homme est considéré comme peu urticant [].
Nom scientifique :
Diadumene lineata
Taille :
La taille tourne autour de 2 cm de haut.
Couleur :
La colonne centrale lisse est de couleur vert-gris à brun. Il n’y a pas toujours de rayures verticales, qui peuvent être orange ou blanches.
Les tentacules minces et effilés sont généralement transparents.
Où la trouver ?
Originaire de la côte Pacifique de l’Asie, cette anémone est récemment arrivée en Zélande.
Elle se fixe généralement à très faible profondeur sur des substrats durs : les moules et les huîtres, les roches, les substrats artificiels.

Anémone asiatiques à Oesterdam

Critères de reconnaissance :
La petite taille de l’anémone et ses 50 à 100 tentacules translucides disposés irrégulièrement facilitent l’identification.
Les tentacules sont généralement transparents mais ils peuvent être gris ou vert clair avec des taches blanches. Ils sont capables de se rétracter complètement dans la colonne.
Le contact de l’anémone asiatique avec l’homme est considéré comme non dangereux.
Nom scientifique :
Metridium senile
Taille :
Les plus grands spécimens dépassent 30 cm de hauteur. Le diamètre de la couronne équivaut à peu près à la moitié de la hauteur.
Couleurs :
Les plus fréquentes sont le blanc et l’orange. Plus rarement, des
teintes verdâtres à kaki peuvent être observées.
Où le trouver ?
Sur les rochers, coquilles et autres supports solides, à faible profondeur mais à courant plutôt fort. Parfois, fixé sur les parties dures d’objets flottants.

Anémones plumeuses à Dreischor Gemaal

Bouche d’anémone plumeuse au Pont de Zélande
Critères de reconnaissance :
La colonne est surmontée de plus de mille tentacules courts et minces qui donnent à la touffe un aspect d’œillet.
L’anémone plumeuse n’est pas dangereuse pour l’homme.
Elle est généralement inoffensive et ne présente pas de risque significatif en cas de contact
Nom scientifique :
Anemonia viridis
Taille :
Les tentacules peuvent atteindre une longueur jusqu’à 15 cm et une épaisseur allant jusqu’à 4 mm.
La colonne peut atteindre jusqu’à 10 cm de hauteur mais elle est très rarement visible, cachée dans une crevasse ou entre des pierres.
Couleurs :
Les tentacules, longs et épais, sont vert clair avec des pointes violettes ou roses.
Où la trouver ?
Entre les rochers et sur des supports solides, à faible profondeur dans des zones bien éclairées et faiblement exposées aux courants marins.

Anémone de mer verte à Anna Jacobapolder

Critères de reconnaissance :
La couleur, la forme et le nombre de tentacules facilitent l’identification.
Rare jusqu’à il y a peu, l’anémone de mer verte connaît ces dernières années un développement spectaculaire en Zélande oµ elle héberge souvent un petit crabe, l’araignée des anémones. Il faut le chercher dans ou à proximité immédiate de l’anémone verte.
Elle ne compte pas parmi les cnidaires les plus dangereux pour l’homme mais les contacts avec une anémone verte peuvent déclencher, selon la sensibilité, des réactions cutanées importantes
Nom scientifique :
Cylista troglodytes
Taille :
Plusieurs couronnes concentriques de tentacules entourent la bouche. Le disque oral mesure entre 4 et 5 cm de diamètre.
Le plus souvent, la colonne est complètement enfouie dans les sédiments [].
Couleurs :
Les tentacules varient du blanc presque transparent au blanc sale en passant par des couleurs pâles à l’exception du bleu.
Où la trouver ?
Sur les rochers, les coquilles et autres supports solides, à faible profondeur dans les zones exposées aux courants marins. Parfois, on la voit fixée sur les parties dures d’objets flottants.

Sagartie des vases à Anna Jacobapolder

Critères de reconnaissance :
Les quelques 200 tentacules sont disposés en couronnes régulières facilement identifiables autour de la bouche.
La sagartie des vases n’est pas dangereuse pour l’homme.
Elle est généralement inoffensive et ne présente pas de risque significatif en cas de contact.
Nom scientifique :
Sagartiogeton undatus
Taille :
Plus ou moins enfouie dans le sédiment [] pour y trouver un support dur, la colonne mesure entre 10 et 15 cm de haut.
Couleurs :
La colonne est beige pâle à jaunâtre avec des bandes verticales de petites taches brunes plus ou moins marquées.
Où le trouver ?
Dans les eaux abritées, tant sur des substrats [] durs qu’au-dessus des sédiments meubles (sable, vase ou gravier).

Sagartiogeton à Den Osse

Critères de reconnaissance :
Les uns voient chacun des quelques 200 tentacules longs et fins parcouru de deux fines bandes grisâtres.
D’autres voient en revanche un filament blanc dans chaque tentacule. A vous de voir et de vous forger votre propre opinion.
Le sagartiogeton est généralement inoffensif et ne présente pas de risque significatif en cas de contact avec la peau humaine.
Nom scientifique :
Urticina felina
Taille :
Impressionnante, la couronne déployée mesure jusqu’à 15 cm de diamètre.
Couleurs : Le plus souvent dans des tons rouges mais on rencontre des dahlias de mer beiges, bruns ou verts. Les tentacules peuvent être rayés ou de couleur uniforme.
Où le trouver ?
Le dahlia de mer vit en solitaire fixé sur les fonds rocheux côtiers peu profonds. En se contractant, il peut se déplacer légèrement sur son support.

Dahlia de mer à Den Osse

Critères de reconnaissance :
Les 80 à 160 tentacules selon les individus sont relativement courts mais assez épais. Les jeux de couleurs de la couronne attirent immanquablement le regard du plongeur.
Le contact avec un dahlia de mer n’est généralement pas dangereux car les toxines libérées ne sont pas assez puissantes pour causer des blessures graves ou des réactions importantes chez la plupart des gens. Néanmoins, certaines personnes pourraient ressentir une légère irritation ou une sensation de picotement en cas de contact direct avec les tentacules.
Les cérianthes
Nom scientifique :
Cerianthus lloydii
Taille :
Déployée, jusqu’à 7 cm de diamètre.
Couleur :
Les tentacules sont disposés en deux couronnes concentriques. Les tentacules de la couronne externe sont clairs avec des bandes brun foncé. Les tentacules de la couronne interne sont toujours unis, bruns, blancs ou verdâtres.
Où le trouver ?
Sur les substrats [] meubles (vase, sable, boue, parfois graviers…) jusqu’à 100 m de profondeur.

Petits cérianthes à Den Osse

Critères de reconnaissance :
Une double rangée de tentacules entoure la bouche. Les tentacules de la couronne intérieure mesurent moins d’un cm de longueur. Les tentacules de la couronne extérieure, dont le nombre peut aller jusqu’à 70, atteignent 3 cm de longueur.
Malgré la ressemblance apparente, les cérianthes ne sont pas de vraies anémones de mer. Elles ne font pas partie de l’ordre des Actiniaria mais de l’ordre des Cériantharia et vivent dans un tube qu’elles ont constitué. En cas de contact avec l’homme, le petit cérianthe est réputé urticant [].
Les méduses
Nom scientifique :
Aurelia spp.
Taille :
L’ombrelle [] mesure en moyenne 20 cm de diamètre.
Couleur :
blanchâtre, plus ou moins translucide.
Où la trouver ?
En pleine eau, à très faible profondeur.


Aurélie échouée sur le sable à Wemeldinge Linda
Critères de reconnaissance :
Par transparence, on aperçoit les quatre gonades [] caractéristiques en forme de fer à cheval. L’ombrelle est bordée par un nombre important de fins tentacules. La bouche ventrale quadrangulaire est entourée par quatre « bras »plus ou moins développés et visibles.
Aurelia aurita a été longtemps la seule méduse du genre Aurelia présente en Zélande. Ce n’est plus le cas aujourd’hui mais il est impossible en plongée de distinguer les différentes espèces du genre Aurelia.
Le contact avec les aurélies est considéré comme moyennement urticant [].
Nom scientifique :
Chrysaora hysoscella
Taille :
L’ombrelle [] mesure jusqu’à 30 cm de diamètre et jusqu’à 6 cm de hauteur. Les quatre bras buccaux mesurent entre 20 et 60 cm de longueur.
Couleur :
blanchâtre, parfois jaunâtre, avec une ombrelle ornée de 16 bandes radiales brunes.
Où la trouver ?
En pleine eau. En Zélande, elle est plus fréquemment aperçue au printemps et au début de l’été qu’en fin d’été et à l’automne.

Méduse rayonnée à Oesterdam

Critères de reconnaissance :
Les 16 bandes radiales brunes qui ornent l’ombrelle, les 4 bras qui entourent la bouche et les longs tentacules pouvant atteindre 2 m de longueur laissent peu de place au doute quand on rencontre cette méduse.
Le contact avec une méduse rayonnée est très urticant [].
Une méduse peut être prédatrice de plancton et, simultanément, proie de certains poissons, par exemple. Cette méduse rayonnée photographiée à Scharendijke en a visiblement fait l’expérience.
Nom scientifique :
Rhizostoma octopus
Taille :
L’ombrelle [] mesure en moyenne 30 cm de diamètre.
Couleur :
La couleur du poumon de mer peut être blanche, jaune, brun orangé, verte, bleue ou mauve selon les individus.
Où le trouver ?
Le poumon de mer se déplace lentement dans les eaux côtières peu profondes

Poumons de mer photographiés près des caissons de Schelphoek

Poumon de mer échoué sur une plage
le long de Brouwersdam
Critères de reconnaissance :
Le bord de l’ombrelle [] présente un liséré bleu ou mauve mais pas de tentacules. Les 4 bras buccaux sont tous divisés en 2, formant ainsi 8 lobes bien visibles. Chacun de ces lobes se termine chacun par 2 languettes transparentes.
En dépit de la taille imposante du poumon de mer, son contact avec l’homme est considéré comme peu urticant []. Toutefois, chez certaines personnes plus sensibles, le contact avec un poumon de mer peut provoquer des démangeaisons, des rougeurs, voire de très légères brûlures..
Nom scientifique :
Cyanea lamarckii
Taille :
L’ombrelle [] mesure entre 15 et 30 cm de diamètre.
Couleur :
Le bleu de l’ombrelle [] varie avec l’âge de la méduse : plutôt pâle chez les jeunes, il devient bleu-violet vif chez les individus plus âgés.
Où la trouver ?
La cyanée bleue préfère les zones à courants forts qui lui amènent sa nourriture

Cyanée bleue au Pont de Zélande

Critères de reconnaissance :
Les 4 bras buccaux sont souvent cachés par les tentacules qui entourent la bouche centrale. Ces tentacules, longs et fins, peuvent mesurer jusqu’à 25 fois le diamètre de l’ombrelle []. Le bord de l’ombrelle [] est divisé en 8 lobes, chaque lobe étant lui-même constitué de deux plus petits lobes.
La cyanée bleue est reconnue très urticante pour l’homme. Si on souhaite l’observer ou la photographier au plus près, il est prudent de ne s’en approcher que par le dessus pour éviter le contact avec les tentacules urticants aussi fins et aussi peu visibles que le sont des cheveux.
Les hydraires
Nom scientifique :
Gonionemus vertens
Taille :
L’ombrelle mesure entre 20 et 25 mm de diamètre.
Couleur :
L’ombrelle [] est transparente. Les quatre canaux gastriques partant du centre portent les gonades []. Celles-ci sont colorées en orange, rouge ou violet chez les femelles, en jaune-brun chez les mâles.
Où la trouver ?
Quand elle ne se déplace pas autonome en pleine eau, la méduse adhésive se pose, retournée, sur le tapis d’algues qui tapisse le fond marin à faible profondeur.

Méduse adhésive à Wolphaartsdijk

Méduse adhésive nageant en pleine eau
à Wolphaartsdijk
Critères de reconnaissance :
De 60 à 80 tentacules assez rigides pouvant atteindre une longueur de 1 cm sont disposés sur le bord de l’ombrelle.
La méduse adhésive est réputée très venimeuse le long des côtes du Japon, de Chine et de Corée d’où elle est originaire. En Zélande, aucun signalement de toxicité n’a encore été établi mais la présence des anneaux de cnidocytes [] sur les tentacules doit inciter à éviter le contact.
Malgré son nom, Gonionemus vertens n’est pas une vraie méduse mais le stade méduse du développement d’un hydraire [].
Nom scientifique :
Hydractinia echinata
Taille :
L’hydractinie adhère à la coquille d’un bernard-l’hermite et forme un encroûtement de 2 à 3 mm d’épaisseur. La longueur des tentacules qui émergent de cet encroûtement avoisine 1 cm.
Couleurs :
L’hydractinie est de couleur brunâtre avec un revêtement en général rose.
Où la trouver ?
Généralement associée à une coquille vide de gastéropode squattée par un bernard-l’ermite. Plus rarement, on voit des hydractinies fixées sur des nasses réticulées vivantes.

Hydractinie sur bernard-l’hermite à Anna Jacobapolder

Critères de reconnaissance :
Le bernard-l’hermite, la coquille qui l’héberge et l’hydractinie qui couronne le tout attirent immanquablement le regard quand ils se déplacent de concert !
Selon de nombreux auteurs, les hydractinies profiteraient des restes des repas du bernard-l’hermite. Or, on a trouvé des hydractinies fixées sur des épaves ! En fait, toutes les hydractinies s’alimentent en capturant tout ce qui est comestible et qui passe à proximité de leurs polypes. Le bernard-l’hermite augmente simplement les possibilités.
Nom scientifique :
Tubularia indivisa
Taille :
Les « tiges » mesurent le plus souvent entre 5 et 15 cm, exceptionnellement 20 cm de hauteur. La « tête » a un diamètre de 10 à 15 mm
Couleurs :
La « tige » est jaune foncé. La bouche est entourée de deux rangées de tentacules roses : une vingtaine de tentacules plus longs à l’extérieur et une quarantaine de tentacules plus courts à l’intérieur.
Où la trouver ?
A proximité du Pont de Zélande et de Sas van Goes, sur des substrats durs dans les zones exposées aux courants marins.

Grandes tubulaires au Pont de Zélande

Critères de reconnaissance :
Les « tiges » jaune foncé et les « têtes » rouges permettent d’identifier facilement l’espèce à la fin de l’hiver et au printemps.
Dès le début de l’été, il ne reste plus que les tubes sans les polypes.
A très faible profondeur, il est possible de trouver une tubulaire ressemblant à Tubularia indivisa. Il s’agit alors de Tubularia larynx. Celle-ci est de taille nettement plus petite, de 3 à 5 cm de hauteur seulement, et ses polypes sont ramifiés.
Nom scientifique :
Sertularia cupressina
Taille :
Les colonies, minces et élancées, dépassent parfois 30 cm de hauteur.
Couleurs :
La « tige » est jaune foncé. La bouche est entourée de deux rangées de tentacules roses : une vingtaine de tentacules plus longs à l’extérieur et une quarantaine de tentacules plus courts à l’intérieur.
Où le trouver ?
Sur des substrats [] durs, dans les eaux bien oxygénées et exposées aux courants marins.

Cyprès de mer au Pont de Zélande

Critères de reconnaissance :
Les branches secondaires sont divisées irrégulièrement et implantées sur l’axe principal de manière alternée mais globalement dans un seul plan.
Les hydraires [] sont munis de cnidocytes. Même de petite taille, ceux-ci peuvent parfois provoquer des irritations cutanées si on les touche. Comme partout et toujours en plongée, il est conseillé d’éviter tout contact direct avec la faune marine pour prévenir des réactions allergiques ou des irritations. On regarde mais on ne touche pas !
Nom scientifique :
Halecium halecinum
Taille :
Les colonies mesurent couramment entre 5 et 25 cm de hauteur.
Couleurs :
La couleur des colonies varie peu, du brun clair au beige.
Où le trouver ?
Depuis la surface, sur des substrats durs dans des zones à courant modéré.

Critères de reconnaissance :
La colonie est toujours composée d’un axe principal parfois ramifié, dressé verticalement et bien distinct. De cet axe principal, se greffent des branches secondaires plus minces, orientées selon un angle de +/- 50° avec l’axe principal, toutes disposées dans le même plan. L’ensemble rappelle la structure des arêtes de poisson.
Le petit sapin beige et le cyprès de mer se ressemblent mais présentent néanmoins quelques différences notables.
Quant à la structure des colonies : le petit sapin beige forme des colonies érigées souvent comparées à des arêtes de poisson. Les branches secondaires sont parallèles, alternées et régulièrement espacées. Les colonies de cyprès de mer sont plus élancées. Les branches sont disposées de manière irrégulière mais restent globalement sur un seul plan.
Quant à la taille des colonies: entre 5 et 25 cm pour le petit sapin beige, entre 30 et 60 cm pour le cyprès de mer.
Quant à l’habitat : Le petit sapin beige préfère les zones à courant modéré, le cyprès de mer préfère les exposées aux courants marins. Quant à la couleur et à la texture : Le petit sapin beige est de couleur beige pâle à brun, avec un aspect rigide. Le cyprès de mer a un squelette souple, de couleur brune, avec des branches plus claires.
Nom scientifique :
Eudendrium sp, Hartlaubella gelatinosa, Obelia sp ou ? ? ?
Taille :
Les colonies sont toujours de petite taille, elles mesurent parfois moins de 2 à 3 cm de hauteur.
Couleurs :
Les colonies présentent généralement des dominantes de beige et de brun.
Où les trouver ?
Les hydraires ont toujours besoin d’un support auquel adhérer. Ce support est souvent un autre organisme marin.

Hydrozoaires recouvrant une ascidie plissée (Styela clava) à Dreischor

Critères de reconnaissance :
On compte plus de 70 espèces différentes dans le seul genre Eudendrium. C’est volontairement que nous regroupons ces différentes espèces sous un titre unique car leur identification précise au microscope n’est pas possible en plongée.
La distinction entre les espèces du genre Eudendrium et les autres espèces d’hydrozoaires n’est pas davantage possible pour un plongeur non spécialisé. Il faut parfois pouvoir reconnaître ses limites, se contenter d’observer et admirer.
La beauté des cnidaires































